Rouges, roses, bleus ou habillés de motifs, les bâtons d’Alain se repèrent facilement sur un sentier comme sur une piste de ski. Derrière leur allure singulière, ils racontent le parcours d’Alain Desez, guide de haute montagne à Chamonix et alpiniste qui a atteint le sommet de l’Everest. Leur histoire tient autant à cette expérience de terrain qu’à une conception pensée pour varier la position des mains selon la pente.
Les anciens Pro Trailer Original et Pro Rider Original sont désormais réunis sous le nom des Bâtons d’Alain. Leur long grip en mousse, leur structure d’un seul tenant et leurs rondelles interchangeables les destinent à plusieurs pratiques : ski de randonnée, raquettes, trekking, marche et trail. L’objet conserve ainsi un lien avec la tradition de la montagne, tout en se distinguant des bâtons télescopiques habituels. Ce mélange de simplicité et de détails techniques nourrit le mystère autour de leur conception, sans qu’il soit nécessaire de leur prêter des légendes : le voyage commence surtout par une question très concrète, celle du confort sur le chemin.
Les Bâtons d’Alain : l’histoire d’un modèle de montagne polyvalent
Conçus par Alain Desez, les bâtons s’appuient sur une expérience de l’alpinisme et du ski de montagne. Leur conception a été affinée au fil des sorties, avec une idée directrice : permettre à la main de se déplacer sur une longue poignée plutôt que de rester fixée à un point unique.
Ce choix se remarque dans les dévers, lorsque le terrain penche latéralement. Le marcheur peut ajuster sa prise pour conserver une posture plus équilibrée et garder les mains éloignées du tube. Le nom et les couleurs participent à leur symbolisme, mais leur intérêt se juge surtout en mouvement, sur une traversée ou une montée irrégulière.

Un long grip pour adapter la prise au relief
La poignée en mousse mesure environ 70 cm et son diamètre varie de 24 à 28 mm. Cette longueur permet de saisir le bâton plus bas dans une montée, puis de remonter la main lorsque le terrain s’aplanit, sans devoir régler un mécanisme télescopique.
Imaginons Claire, qui alterne sentier raide et traversée en dévers pendant une randonnée. Elle peut modifier la hauteur de sa prise au fil du relief, mais le bâton restant fixe, elle doit choisir sa longueur avec soin et vérifier qu’elle lui convient avant une sortie longue. Le produit prévoit aussi un emplacement pour fixer une dragonne ou un leash, qui ne fait pas partie des caractéristiques annoncées comme fourni d’office.
Longueur, poids et rondelles : choisir ses bâtons d’Alain
Les modèles présentés existent en longueurs fixes de 115, 125 et 135 cm. Le repère de taille fourni donne une première orientation, mais il ne remplace pas un essai avec les chaussures et le sac utilisés en sortie : la pente, la discipline et les préférences de prise peuvent aussi compter.
| Longueur du bâton | Taille indicative de l’utilisateur | Repère pratique |
|---|---|---|
| 115 cm | Moins de 1,65 m | Option proposée pour les gabarits les plus petits |
| 125 cm | Entre 1,65 et 1,80 m | Le modèle de référence pèse 205 g par bâton sans rondelle |
| 135 cm | Plus de 1,80 m | À vérifier en situation, notamment selon l’usage prévu |
Le tube en aluminium mesure 18 mm de diamètre. À 125 cm, la paire pèse 410 g sans rondelles ; les petites rondelles de 38 mm ajoutent 5 g chacune, tandis que les grandes rondelles de 85 mm pèsent 14 g chacune. Ces dernières sont prévues pour les terrains enneigés, les petites pour les sols secs, et toutes se montent par vissage.
Des équipements adaptés aux saisons et aux terrains
- Pour les sentiers secs : les rondelles de 38 mm limitent l’encombrement sous le bâton.
- Pour la neige : les rondelles de 85 mm offrent une surface plus large, utile en raquettes ou en ski de randonnée.
- Pour les sorties à faible luminosité : des bandes réfléchissantes améliorent la visibilité, sans remplacer une lampe frontale ou des vêtements visibles.
- Pour l’accroche : les pointes en carbure de tungstène sont légèrement flexibles et interchangeables.
Le grip se décline en une vingtaine de couleurs, des teintes unies aux motifs inspirés de drapeaux. C’est une signature visuelle qui attire l’œil, mais le choix des accessoires doit rester guidé par le terrain : une rondelle adaptée contribue davantage au confort qu’une couleur assortie au reste de l’équipement.
Fabrication des Bâtons d’Alain et usages sur le chemin
Les bâtons sont fabriqués dans le Pays du Mont-Blanc par une entreprise certifiée ISO 14001, une norme de management environnemental. Cette indication renseigne sur le cadre de gestion de l’entreprise ; elle ne signifie pas à elle seule que chaque composant est local ou que le produit est fabriqué à la main. Le modèle est également associé au brevet européen n° 2022546.
Leur format monobrin réduit les réglages et les pièces mobiles, mais implique de transporter des bâtons de longueur fixe. Pour un coureur de trail qui les utilise surtout dans les montées, le long grip peut faciliter les changements de prise ; en revanche, ceux qui souhaitent replier leur matériel pour courir ou le ranger dans un sac devront tenir compte de cette limite. C’est là que l’aventure devient une affaire de choix pratique : le bon bâton est celui qui correspond au terrain et à la façon de s’en servir.
La tradition alpine se lit dans l’usage polyvalent et la conception destinée aux variations de pente, tandis que l’artisanat évoque ici un savoir-faire de fabrication régional plutôt qu’une production manuelle revendiquée. Entre les couleurs reconnaissables et les détails techniques, les Bâtons d’Alain ont leur personnalité ; leur intérêt se révèle surtout lorsqu’on les essaie sur son propre chemin.


